Culture associée d'espèces pérennes et annuelles

Site d'étude 

Montagnes de l'Algarve (Portugal)

Contexte écologique

La zone montagneuse, qui domine la plaine côtière de l'Algarve, au sud du Portugal, est partiellement recouverte par deux systèmes agroforestiers créés par le monde paysan. Ces deux systèmes sont la suberaie sur les parties les plus hautes (au-dessus de 400 m), essentiellement schisteuses, et le verger mixte en sec (« pomar misto de sequeiro ») sur la frange intermédiaire (le « barrocal »), essentiellement calcaire. Il s'agit d'un arrière-pays méditerranéen avec de longs étés chauds et secs, à fort déficit hydrique.

Contexte social

Le développement économique s'est centré sur le littoral et les stations balnéaires, attirant la petite paysannerie pauvre de l'intérieur. La plupart des terres sont aujourd'hui abandonnées ou peu entretenues, excepté quelques plantations d'agrumes irrigués et d'eucalyptus.

Description

Le verger mixte en sec est composé de populations d'arbres de différentes espèces et de tous âges. On y trouve : le caroubier (Ceratonia siliqua L.) qui a une valeur commerciale élevée dans l'industrie agro-alimentaire, l'amandier, le figuier et l'olivier.

Dans les zones pierreuses, le verger comprend des arbres nés sur place et des arbres plantés. Dans les bons sols et dans certaines zones littorales, l'agro-forêt est relativement organisée.

Les caroubiers et les oliviers se trouvent sur les bords des parcelles, les amandiers et les figuiers, à l'intérieur, associés à des cultures sous-couvert. Outre la production de fruits secs, ce système intégrait sous couvert la culture de céréales (avoine, blé et orge) et de légumineuses (pois chiche, fève, petit pois et « tremoço »).

Ces cultures étaient destinées à l'autoconsommation des agriculteurs (propriétaires) et au pâturage des troupeaux caprins et ovins « nomades », dont les bergers obtenaient l'autorisation des propriétaires en échange de services. Ce système est aujourd'hui négligé, voire méprisé par les autorités.

Le verger mixte en sec est composé de populations d'arbres de différentes espèces et de tous âges. On y trouve : le caroubier (Ceratonia siliqua L.) qui a une valeur commerciale élevée dans l'industrie agro-alimentaire, l'amandier, le figuier et l'olivier.

Dans les zones pierreuses, le verger comprend des arbres nés sur place et des arbres plantés. Dans les bons sols et dans certaines zones littorales, l'agro-forêt est relativement organisée. Les caroubiers et les oliviers se trouvent sur les bords des parcelles, les amandiers et les figuiers, à l'intérieur, associés à des cultures sous-couvert. Outre la production de fruits secs, ce système intégrait sous couvert la culture de céréales (avoine, blé et orge) et de légumineuses (pois chiche, fève, petit pois et « tremoço »).

Ces cultures étaient destinées à l'autoconsommation des agriculteurs (propriétaires) et au pâturage des troupeaux caprins et ovins « nomades », dont les bergers obtenaient l'autorisation des propriétaires en échange de services. Ce système est aujourd'hui négligé, voire méprisé par les autorités.

Bénéfices

Ces systèmes agroforestiers ont réussi à s'installer dans des zones semi-arides, en résolvant des situations très complexes et diversifiées. Ils s'adaptent parfaitement aux caractéristiques écologiques du sud de la Méditerranée, en économisant l'eau à grande échelle.

Leur composition floristique et la combinaison de ligneux pérennes – à racines profondes, qui permettent la croissance malgré la chaleur et la sécheresse – et de plantes annuelles – à racines superficielles, dont la croissance a lieu en hiver quand les pluies sont les plus abondantes – correspond à une stratégie de complémentarité spatiale.

Par ailleurs, la compétition entre espèces ligneuses cultivées est évitée grâce à la faible densité ; celle-ci dépasse rarement 120 arbres par hectare et descend fréquemment à moins de 80.

Par leurs caractéristiques, ces systèmes fournissent un habitat équilibré pour la flore et la faune autochtones.

Mots-clés : biodiversité, économie d'eau, lutte contre les incendies

Valorisation

Nécessite un travail d'adaptation aux exigences du marché et de la mécanisation et une reconnaissance économique des bénéfices apportés (en lien avec le tourisme balnéaire, notamment).

Sources

Travail réalisé par In Loco, dans le cadre d'Écologie Paysanne, à partir d'une analyse bibliographique exhaustive.

Contact : inloco@telepac.pt

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